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Article ILAE sur anticoagulants et anticonvulsivants

Un intéressant article publié par l’ILAE (international league againts epilepsy) aborde les interactions médicamenteuses entre anticoagulants et anticonvulsivants. Il recommande une surveillance attentive.

L’ILAE (« international league against epilepsy » c’est à dire la ligue internationale contre l’épilepsie) a publié un intéressant article sur anticoagulants et anticonvulsivants. On savait déjà que la prescription de contraceptifs nécessitaient une concertation entre spécialistes.

Anticoagulants et antiépileptiques : un mélange à surveiller

Jusqu’à 10 % des personnes épileptiques prenant des antiépileptiques (comme la carbamazépine ou le phénobarbital) doivent aussi utiliser des anticoagulants (médicaments qui fluidifient le sang) pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou les crises cardiaques. Cependant, ces deux types de médicaments peuvent interagir. Ces interactions peuvent causer des soucis médicaux. Une surveillance préventive est recommandée.

Les antiépileptiques inducteurs enzymatiques (comme la carbamazépine) accélèrent l’élimination des anticoagulants dans le sang. Cela réduit leur efficacité et augmente le risque de caillots sanguins. À l’inverse, certains anticoagulants oraux directs (AOD), plus récents et plus faciles à utiliser que la warfarine (un anticoagulant classique), pourraient voir leur effet diminué par ces antiépileptiques.

Les études actuelles montrent des résultats contradictoires :

  • Certaines suggèrent un risque accru de caillots avec cette combinaison.
  • D’autres, comme une étude récente publiée dans JAMA Neurology, n’ont pas confirmé ce risque, mais ont observé une réduction des saignements, ce qui pourrait indiquer une interaction.

Que faire ? Les experts recommandent la prudence :

  • Éviter, si possible, d’associer les AOD avec des antiépileptiques inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénobarbital, etc.).
  • Privilégier des alternatives comme la warfarine (même si elle nécessite un suivi régulier) ou changer d’antiépileptique si nécessaire.
  • Pour les nouveaux antiépileptiques (comme l’eslicarbazépine ou le rufinamide), les simulations suggèrent qu’ils pourraient être compatibles avec certains AOD, comme l’edoxaban.

Un suivi médical renforcé parait essentiel, idéalement avec une équipe pluridisciplinaire (neurologue, cardiologue, pharmacien).

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